09.03.2010
Sacrées Familles d'après Prévert (2007)
Dans ce spectacle, nous avons procédé par collage, technique si appréciée et utilisée par Prévert.Tout d'abord... Coller des textes qui semblent ne pas avoir de rapport entre eux. Puis... Coller tout autour des personnages inventés,très colorés. Ils se baladent sur le papier, là où cen'est pas imprimé, là où il n'y a pas de mots, et les laisser raconter d'autres histoires.
Enfin... Laisser une place dans l'image à Madame La Poésie et Monsieur Le Rire. Voilà, le tableau est prêt : un spectacle baroque,parfois surréaliste. Une porte ouverte à l'imaginaire,mais aussi à l'esprit critique. Notre but : à travers Prévert et l'univers scénique proposé, eveiller l'enfant au refus des choses imposées, l'inciter à rechercher ses propres valeurs...
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Antoine et Cléopâtre de Shakespeare (2007/2008)
Rencontrer l'Histoire… raconter l'histoire…
40 ans avant JC c'est déjà l'occident face à l'orient. L'occident, au main du triumvirat, partagé entre trois grands : Antoine, octave César et Lépide… Et puis l'orient : l'Egypte, au sommet de sa puissance, pays d'une richesse extrême, dirigé par cléopâtre, femme cultivée ( elle parle une dizaine de langue), femme forte et provocante tant pour l'émancipation féminine qu'elle représente que pour les mœurs qu'elle adoptent.
Rencontrer l'Histoire… raconter l'histoire…
La guerre incessante. La soif de pouvoir, de conquête pour laquelle les puissants sacrifient sans état d'âme, à force de batailles, des dizaines, des centaines des milliers d'hommes, de soldats... Encore et toujours… Perpétuellement... C'est fou comme le passé nous ressemble.
Rencontrer l'Histoire… raconter l'histoire…
L'histoire de ce couple mythique, mais comme chacun de nous fait de sang, de larmes, de rires et de sueur. Deux Grands, tantôt sublimes, tantôt triviaux : les héros ne sont pas parfaits. Antoine, par caprice, par insouciance, par orgueil, sacrifie des milliers de soldats.
Et puis Cléopâtre, femme amoureuse mais aussi femme politique. Difficile choix entre la raison et la passion. A "l'aube des corps" que choisir ? Subtilement au cours du spectacle la métamorphose de l'être s'opère sous nos yeux. Alors que nous doutions de sa sincérité et de son désir altruiste pour Antoine, Cléopâtre devient peu à peu sublime d'amour.
L'histoire de l'homme trop ambitieux, sans état d'âme, Octave César. L'incarnation même de l'arrivisme et du despotisme…L'histoire de Pompée, qui se bat pour rétablir la République, pour sauver l'Homme…
Voilà, nous avons installé ici une magnifique étude de l'homme et de ces contradictions.
Antoine et Cléopâtre est l’une des plus belles pièces de Shakespeare et peut-être la plus proche de nous et la plus complète : ces combats où l’ambition, l’honneur, l’amour se mêlent et s’affrontent, ce monde coupé en deux, c’est aussi le nôtre. Pièce politique, pièce psychologique (où le déclin physique et morale d’un homme est minutieusement analysé), pièce morale, pièce sentimentale, toute est dans Antoine et Cléopâtre, la poésie même, et le lyrisme à côté de prosaïques grossièretés.
Nathalie Guilmard
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Sainte Jeanne des Abattoirs Bertold Brecht (2006)
Chicago, fin 1929 : la guerre fait rage sur le marché de la viande.
Le plus puissant industriel dans ce secteur est Pierpont Mauler, surnommé «le roi de la viande». Pour se débarrasser de ses concurrents, il les pousse à la faillite en spéculant sur les cours du bétail. Ce krach financier entraîne la crise, le chômage, la pauvreté et la famine. Face à Mauler, Jeanne Dark, membre actif des « chapeaux noirs » (parodie de l’armée du salut) se lance à l’assaut de la misère et de l’égoïsme ambiant avec comme seules armes une foi immense en Dieu et l’espérance de pouvoir tout changer en aidant à la fois « ceux d’en haut comme ceux d’en bas ». Mais elle est bien vite manipulée par les riches industriels de Chicago qui veulent utiliser la foi chrétienne pour soumettre les ouvriers et les pauvres aux plus basses conditions. Elle décide alors d’épouser la cause ouvrière et rejoint les mouvements de révolte et de grève générale. Mais refusant d’adhérer à la violence, elle ne remplit pas la mission qui lui est confiée et la tentative de grève générale échoue. Les ouvriers sont contraints à nouveau d’accepter une baisse de salaire et des licenciements dus à la fusion des usines.
Brecht décrit ici le capitalisme dans sa version la plus sauvage et la plus cruelle
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